Marie partage ses voyages en Europe

Marie partage ses voyages en Europe

Hello !

Aujourd’hui, je laisse la parole à Marie, l’une de mes lectrices, qui partage ses quelques voyages/expatriations en Europe. J’adore vous lire, et me dire que je ne suis pas seule à penser comme ça, à aimer partir et voyager, j’adore partager avec vous tous ces moments.

PRÉSENTE-TOI, QUI TU ES, TON ÂGE, CE QUE TU AIMES OU NON, TES ÉTUDES…

Je m’appelle Marie, j’ai 23 ans et je suis en 3ème année de LEA parcours européen  (Bachelor of arts in Applied European Languages). J’adore voyager, la photographie (la micro, les portraits et les paysages) et la danse, peu importe le style.

TU ES PARTIE EN ANGLETERRE, EN BELGIQUE, PUIS EN ESPAGNE, C’ÉTAIT QUAND ? POUR QUELLE RAISON ES-TU PARTIE ?

Je vais faire par pays :

Angleterre (Londres) de janvier 2014 à juin 2014 : en septembre 2012 (après mon bac), j’ai décidé de commencer une première année de droit et bam catastrophe, je rate mon premier semestre (mais je réussie le deuxième). Il faut donc que je rattrape mon premier semestre de septembre à décembre 2013 puis je dois attendre presque un an avant de pouvoir commencer ma deuxième année (car ma fac n’autorisait pas à commencer sa L2 sans avoir fini sa L1). Donc je décide de partir de l’autre côté de la Manche, à 19 ans, pour travailler et vivre dans la ville dont j’étais tombée amoureuse quelques années auparavant : Londres.

*Belgique (Gand) de septembre 2016 à juillet 2017

*Espagne (Grenade) de septembre 2017 à juin 2018

Pour la Belgique et l’Espagne, ce sont des mobilités obligatoires pour mon cursus.

COMMENT AS-TU PRIS LA DÉCISION DE PARTIR ?

Pour Londres, c’était presque sur un ultimatum : si je valide mon second semestre, je pars 6 mois à l’étranger, et je tiens toujours mes promesses (même quand je les fais à moi-même ahah).

Pour la Belgique et l’Espagne, j’ai réfléchi longuement si je voulais passer deux années consécutives à l’étranger plutôt que de faire un Erasmus « classique » de 6 mois ou d’un an. J’aime tellement voyager, parler différentes langues et cette opportunité (proposée dans seulement deux facs en France) était beaucoup trop belle pour ne pas tenter ma chance et le regretter plus tard.

AS-TU ÉTÉ SOUTENUE PAR TES PROCHES OU ÉTAIENT-ILS RÉTICENTS ?

Ma mère est à 100% à fond derrière moi, elle sait que je me sens bien à l’étranger. Pour l’instant je crois qu’elle est heureuse car je suis en Europe mais elle je sais qu’elle vit dans la peur permanente qu’un jour je lui annonce que je pars en Colombie ou en Australie ahah. Mes amis aiment bien parce qu’ils viennent me rendre visite, ça les fait bouger un peu.

QUELLES ÉTAIENT TES APPRÉHENSIONS AVANT LES DIFFÉRENTS DÉPART ? SE SONT-ELLES AVÉRÉES VRAIES ?

Pour Londres, j’avais peur de ne pas trouver de travail. J’étais partie avec un « budget » de 2500 euros (ce que j’avais gagné pendant les dernières vacances d’été) et je savais qu’une fois écoulé, je serai obligée de rentrer en France. Un CV plutôt rempli, un peu de chance et 2 semaines après mon arrivée, je deviens vendeuse dans un magasin de souvenirs. S’en sont suivis 5 mois génialissime.

Pour la Belgique j’avais peur du climat (je fais mes études à Aix donc autant dire que pour moi c’est le pôle nord ahah) mais aussi de la langue puisqu’en Flandres ils parlent le néerlandais. J’appréhendais énormément le niveau de la fac aussi (ma coordinatrice ne cessait de nous rabâcher que c’est la première université Belge et la 60ème université mondiale au rang Shanghai …).

Et bien pour le coup, tout était vrai.. Ce fut une année très compliquée moralement : il faisait souvent moche, beaucoup de pluies à en geler les os, des étudiants immatures mais un niveau très très haut et difficile de communiquer avec les locaux : soit on me prenait de haut parce que j’étais française soit on me « narguait » en parlant en néerlandais (langue que je ne connaissais pas du tout). Je suis rentrée au moins 4 fois chez moi en 10 mois et ça en dit long sur l’année que j’ai passé.

Pour l’Espagne je n’en avais pas vraiment puisque j’avais déjà vécu/étudié à l’étranger l’année d’avant. J’appréhendai un peu l’accent andalou (qui peut être très fort) mais cela fait un mois et demi que j’y suis et cela ne me dérange plus tant que ça (j’ai d’ailleurs pris leur sale habitude de ne plus prononcer les « s » à la fin des mots).

QUELS SONT, SELON TOI, LES INCONVÉNIENTS DE L’EXPATRIATION ?

L’inconvénient majeur pour moi c’est de rater les événements importants de la vie (les anniversaires, l’obtention du bac de ma nièce, le concours d’un ami etc). C’est pour cela que je m’oblige à revenir au moins pour Noël, pas forcément pour la fête en elle-même mais pour revoir tout le monde.

Sinon on va pas se mentir mais une baguette sortie du four du boulanger et un morceau de camembert ça se trouve pas à chaque coin de rue (mais de plus en plus, qui plus est en Europe, c’est devenu facilement trouvable).

QUELS SONT, SELON TOI, LES AVANTAGES DE L’EXPATRIATION ?

Les nouvelles rencontres, les voyages (j’ai encore plus de motivation et de bons plans quand j’habite dans le pays que je veux visiter, c’est vraiment quelque chose de différent que d’y venir en « touriste »), un nouveau rythme de vie (même si la routine arrive très vite), des découvertes à l’infini !

PRÉVOIS-TU DE RENTRER ? POURQUOI ?

Oui je prévois de rentrer pour en juin 2018 pour deux raisons :

-la première c’est que j’y suis obligée de part mon cursus pour pouvoir valider ma certification belge, ma licence espagnole et mon option européenne, en faisant mon M1 dans mon université de départ.

-la seconde c’est parce que j’ai besoin de rester auprès de ma mère quelques temps et aussi parce que j’ai besoin de me retrouver. Passer 6 mois, 1 ans ou 5 ans à l’étranger ça vous change et j’ai l’impression d’avoir « switché » de personnalité 3 fois au cours de ces dernières années. C’est un peu déroutant mais je pense que c’est parce que j’arrive enfin à savoir qui je suis vraiment et qu’est-ce que je recherche dans la vie de manière générale.

COMMENT AS-TU ORGANISÉ CES VOYAGES ? QUELS SONT LES OUTILS QUE TU AS UTILISÉS ? PAR QUELS ORGANISMES ES-TU PASSÉE ?

À la dernière minute ? Je fonctionne vraiment au feeling donc si j’ai envie de préparer ma valise pour un an la veille de mon départ, c’est ce que je vais faire.

Plus sérieusement je ne suis passée par aucun organisme pour me trouver un travail à Londres, seulement beaucoup de porte-à-porte sur place et de CV envoyés en ligne. J’ai appris 3 jours avant de partir que la fille d’un cousin d’un ami de mon père vivait là-bas et qu’elle pouvait m’héberger les premiers jours donc j’ai sauté sur l’occasion (sinon j’aurai pris une auberge de jeunesse). Sept jours après que je sois arrivée, la chambre en dessous de la française qui m’avait accueilli s’est libérée, encore une fois j’ai sauté sur l’occasion.

Pour la Belgique et l’Espagne, ce sont des Erasmus « classiques » de 10 mois chacun ; les durées et les villes dépendent de chaque université. À Gand, je partageais une maison avec un homme de 30 ans, ça s’est très bien passé. J’avais cherché un « kot » (grande colocation) deux semaines avant les cours, sans résultat et c’était ma coordinatrice sur place qui m’avait proposé cette option. À Grenade, je suis arrivée après la pré-rentrée, encore une fois à la dernière minute (mais cette fois-ci à cause de certains rattrapages qui avaient lieu au même moment à Gand..). J’ai dormi 3 nuits chez une amie qui fait le même cursus que moi et j’ai trouvé ma colocation sur un des groupes de logement sur Facebook.

AURAIS-TU UNE ANECDOTE DE TON AVENTURE À NOUS PARTAGER ?

Il y en a tellement !! Un jour à Londres, pendant mon day-off de la semaine, je suis allée au Boots de Carnaby Street pour acheter la Chocolate Bar et j’ai rencontré Samantha Maria (TheBeautyCrush sur Youtube) et j’avais parlé avec elle quelques instants. Je n’ai malheureusement pas de photo car j’avais seulement un petit Nokia 1280 mais j’en garde un très bon souvenir !

QUELS SERAIENT TES CONSEILS À DONNER À MES LECTEURS/LECTRICES ?

De vivre au jour le jour car (ça fait très cliché) la vie peut s’arrêter à tout moment.

Chaque jour, quand on vous propose de faire quelque chose, posez-vous une seule question : « Dans un futur très proche, est-ce que l’occasion va se représenter ? ». Si la réponse est non, on fonce (même si c’est un jour de flemme) !!!

AS-TU QUOI QUE CE SOIT À AJOUTER ?

Mmmh je crois que j’ai tout dit ; amusez-vous, on a qu’une seule vie !

 

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