Trop grosse, trop maigre, pas comme il faut !

Trop grosse, trop maigre, pas comme il faut !

Hello !

Il fait presque peur, ce titre, mais c’est un sujet que je voulais vraiment aborder. On parle de plus en plus d’acceptation de soi, de grossophobie et de tout le tralala. Je trouve ça génial, vraiment. Je prône la femme comme la plus belle chose qui soit et son corps comme une merveille, je suis tellement heureuse de voir des femmes rondes porter des mini-jupes et exposer leurs formes parce qu’elles les aiment. Je trouve ça génial, c’est beau.

MAIS…

Vous vous en doutez, il y a un mais… Si c’est devenu normal d’assumer ses poignées d’amour, je trouve qu’on en oublie un peu les trop maigres. Je ne fais plus partie de cette catégorie depuis quelques années, j’arrive maintenant à prendre un peu de poids quand vraiment je le veux. Pendant des années, j’ai eu beau manger à peu près douze fois une portion normale et me goinfrer de trucs gras, je n’ai jamais réussi à prendre un seul gramme et on m’a surnommée la brindille ou l’anorexique durant toute mon adolescence. Sympa, n’est-ce pas ?

TROP GROSSE, TROP MAIGRE, TROP MUSCLÉE…

Et si en 2018, on était capables de s’occuper chacun de son corps ? A force de détruire l’image que les femmes ont d’elles, vous détruisez les femmes elles-mêmes. On a toutes nos complexes, c’est parfaitement normal, le problème existe quand les complexes ne viennent plus de nous mais des réflexions des autres. Le problème survient  lorsqu’on veut changer pour plaire à quelqu’un qui ne nous aime pas telle qu’on est. Si tu veux manger, fais-le, si tu veux te défoncer à la salle, fais-le, si tu veux te faire opérer, fais-le. Mais fais-le pour toi, uniquement pour toi !

MON HISTOIRE, MES COMPLEXES

C’est compliqué pour moi de vous dire que c’est dur d’être traitée de grosse, parce que même si les joies d’avoir 30 000 abonnés sur Instagram font que je reçois parfois de tels commentaires, ce n’est pas vraiment mon quotidien. Mon quotidien depuis le collège par contre, c’est les remarques parce que je suis trop maigre. Aujourd’hui, je ne le suis plus, je suis mince. Je suis entrée au collège avec le corps d’une petite fille de six ans alors que j’en avais presque le double, j’ai menti pendant des années et compté toutes les quatre semaines pour me faire dispenser de piscine en prétextant que j’avais mes règles. Je me suis cachée sous des soutiens-gorge bien trop rembourrés pour moi et je mettais des pulls amples pour qu’on ne voit pas mes côtes qui dépassaient sous ma peau. Quand j’ai enfin commencer à avoir quelques formes, eu mes premières règles, c’était déjà l’heure d’entrer au lycée et là-bas, tout le monde avait déjà son corps de femme alors que je remplissais à peine un bonnet A. J’avais grandi entre temps, je faisais déjà ma taille d’adulte, 1m67, mais toujours en dessous des 45 kilos.

Les moqueries ne s’arrêtent pas lorsqu’on arrive au lycée, elles sont bien pire. Planche à pain, planche à repasser, anorexique, brindille, la maigre, la petite, la naine… Mon corps d’enfant me complexait atrocement et j’ai commencé à me maquiller, porter des talons, j’essayais de me vieillir et d’avoir l’air plus femme (spoiler : ça ne fonctionne pas, quand tu as une tête et un corps de bébé, tu es un bébé). J’ai rencontré mon premier copain, complexé des mois, des années même face à lui.

Et puis la fac, le début de YouTube, des remarques tous les jours sur mon âge (on me donnait 15 ans maxi, j’en avais 18), sur mon corps (on s’inquiétait que je ne mange pas assez, 3 fois de pâtes c’est pas assez ?). J’ai commencé le sport, dans le but de me muscler et grossir. Là encore, on avait en tête que le sport, c’est pour maigrir, j’ai encore pris des remarques parce que j’étais folle.

Le chemin de la confiance en moi est long, je ne suis pas encore arrivée, mais il semblerait que je sois dans la bonne direction, je commence à m’accepter comme ça. J’ai encore souvent des coups de mou quand je vois comment sont taillés certains vêtements. Il me faudrait un 36 en longueur de jambes, un 32 à la taille et un 38 pour les fesses. Pas facile. Du coup, je prends un 34, pas trop grand à la taille, un peu court mais avec un revers ça passe et tant pis pour mes fesses toutes serrées. On vit dans une société où il faut être mince, mais surtout pas musclée. Enfin si, sur instagram il faut des gros seins et des grosses fesses, mais dans les jeans, les grosses fesses ne rentrent pas, donc ne te tue pas à la salle.

ET VOUS ?

J’avais besoin de partager ça, de vous dire qu’il n’y a pas que pour les femmes en surpoids que c’est compliqué, que nous aussi, les « trop maigres », on a du mal à s’habiller, on prend des remarques et on complexe. Je voulais aussi vous dire que c’est difficile pour tout le monde, mais que si on se serre les coudes, on y arrivera toutes. Si déjà les filles arrêtaient de rire parce qu’on voit la cellulite ou les vergetures d’une autre ? Si nos copines arrêtaient de nous dire qu’on a des trop petits ou trop gros seins ? Je crois que le début, il est là, si chacune s’occupait de son corps, de ses complexes et de sa vie, les autres iraient mieux aussi. Trop grosse, trop maigre, trop grande, trop petite, trop musclée ou peu importe trop quoi, vous êtes toutes belles à votre façon, vous n’être trop rien, juste vous.

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